Se lever à 6h30 un samedi pour aller faire du VTT c’est déjà un périple en soi. Mais, une fois sur le vélo à 8h, attaquer par la montée de Signes vers le Plateau d’Agnis, ça devient carrément une philosophie de vie lorgnant du coté du masochisme.
Nous étions pourtant 7 adeptes ce matin là à être exact au rendez-vous. La RTM était largement représentée avec Daniel, Vincent et Michel. Le reste de la troupe comptait une hollandaise de chez nous, Jolanda, Jacques le préz, Alain le fidèle et moi-même en plein trip métaphysique.
La montée, donc. Rude, longue, venteuse et caillouteuse. La Plateau d’Agnis c’est un peu le paradis de la caillasse, des cairns à tous les coins de sentiers et des sculptures naturelles (on est passé devant des roches modelées par le temps, le vent et l’érosion qui donnaient au lieu des airs féeriques… à moins que ce soit l’heure matinale et l’altitude qui me rendaient emphatique).
A propos d’altitude, le point culminant, le Mourre d’Agnis (En provençal, le "Mourre", c'est le visage, la figure. En toponymie, le "Mourre" c'est un rocher proéminent. Au dessus de Sisteron, il y a le "Mourre de Gâche", falaise abrupte qui de détache du massif des Monges. En lisant les cartes IGN régionales, on trouve souvent ce nom donné à des parties rocheuses. La précision est de Maistre Jacques)culmine à 910 mètres selon la carte et les gens sensés et 3465 mètres selon Vincent qui est arménien et marseillais, il est vrai.
Depuis la crête du nord du plateau nous dominions les pentes orientales et occidentales de la Sainte Baume. D’un côté les Alpes, de l’autre la méditerranée. Sublime.
Le retour devait s’effectuer par une sente descendant vers Signes. On ne l’a jamais trouvé malgré de nombreux conciliabules entre nos géo-guides attitrés. On taira le nom de l’éclaireur défaillant pour ne pas nuire à l’image de la présidence de notre si estimé club. Retour vers midi aux voitures avec une bonne trentaine de kilomètres dans les pattes. Ceux qui ne sont pas venus, ont pu bien dormir, mais ils ont raté une belle matinée d’efforts et de régals des yeux.